JOHN COLLINS

Cocktail Classique sélectionné par
l'International Bartenders Association

Catégorie : Long drink
Contenance : de 15 cl
% alcool : 11,3 %
Type : Fancy drink - All Day Cocktail
Se prépare : Directement dans le verre
Se sert dans le verre : Tumbler - Highball
Se consomme : Froid
Se déguste : A tout moment (avec modération)


RECETTE
Ingrédients pour 1 personne

3 cl Jus de citron pressé
1,5 cl Sirop de sucre
4,5 cl Gin Old Tom
1 trait d'Angostura bitters
6 cl Soda water
1/2 tranche de citron jaune (non traité)
1 cerise rouge au marasquin

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ELABORATION DE LA RECETTE
  • Tous les gestes exécutés par le barman lors de la préparation de cette recette de cocktail doivent être visibles du consommateur et réalisés au dessus du bar.
  • Préparez le matériel et les produits nécessaires au mélange, afin de les avoir sous la main durant la préparation;
Le John Collins se prépare : DIRECTEMENT DANS LE VERRE
  • Préparez le verre a recevoir le cocktail en le rafraîchissant.


  1. Avec l'aide de la pelle où de la pince à glaçon, remplissez le verre de glace cube.
  2. A l'aide de la cuillère à mélange (Bar spoon), tournez les glaçons dans le verre, jusqu'à ce que la paroi du verre se couvre de buée.
  3. Posez la passoire à glaçon (Strainer) sur le dessus du bord du verre en maintenant les glaçons et inclinez l'ensemble, afin d'égouttez l'eau résiduelle du verre.
  • Versez dans le verre, tous les ingrédients composant le cocktail en respectant l'ordre et les quantités donnés dans la recette.
  • Complétez le cocktail avec le soda, tout en continuant de mélanger délicatement les produits avec l'aide de la cuillère à mélange.
  • Décorez le cocktail avec 1/2 tranche de citron jaune et une cerise au Marasquin transpercée par un petit pic en bois.
  • Accompagnez le cocktail d'un bâton mélangeur.
  • Servez rapidement, avant que le mélange ne soit trop aqueux.
  • Déposez délicatement le verre devant le consommateur, sur un dessous de verre en papier. (Ceci afin que le consommateur ne soit pas taché par la buée perlant sur la paroi extérieure du verre).
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Un clin d’œil sur l’histoire de ce cocktail.
Créé en 1870
Variante de la recette "Tom Collins". Comme toujours avec ces cocktails, l'origine du Tom Collins est très controversée, certaines personnes s'approprient la recette et en inventent une histoire fin de promouvoir leur établissement.
La véritable histoire est bien plus drôle et sobre que ces ragots marketing. Tout d'abord, il n'a pas été inventé par un certain John, Jacques ou Tom, mais par "Vincent Collins", qui en 1850 à l'âge de 23 ans travaillait dans la zone de vêtements de New York City. Pour parfaire ses fins de mois, il a pris un deuxième travail derrière le comptoir d'une taverne à coté de la rue où il travaillait pendant le jour : un endroit appelé le "Whitehouse". Ses amis voulant quelque chose de moins violent que le whisky de Détroit, savoureux et rafraîchissant car cet été là était particulièrement chaud. Il leur concocte alors un Cocktail avec du Gin qu'il appela Tom Collins, appelé grâce au Gin "Old Tom" qu'il utilisait, qui est un Gin adouci rarement utilisé aujourd'hui.
Ce cocktail très apprécié par les habitués du bar, n'avait pourtant pas de succès ailleurs. Mais un jour, les joyeux amateurs de ce fameux breuvage mettent en place une blague, qui consistait à arrêter des gens dans la rue en leur faisant croire qu'un certain "Tom Collins", présent dans un bar de la rue, l'insultait et racontait beaucoup de choses à propos de sa mère.
Le bouc-émissaire, bien souvent, courait furieux vers le bar en question, demandant à la salle : "Où il est Tom Collins" ? Bien souvent, un complice était présent, et lui disait que "Tom Collins" venait de quitter le bar, pour aller dans un autre bar. La victime, tournait en rond sur plusieurs bars du quartier à la recherche du fameux "Tom Collins", pour le plus grand plaisir des farceurs de plus en plus nombreux. Le barman du "Whitehouse" ne perdit pas l'occasion pour lui offrir le cocktail du même nom.
Des plaintes étaient portées, et les journaux des villes à travers le pays ne mirent pas longtemps avant d'écrire des articles sur le calomnieux médisant. En juin 1874, le quotidien républicain de l'Illinois écrit "Tom Collins Still Among Us" (Tom Collins Toujours Parmi Nous), et l'article disait "Cette personne à porté des propos diffamatoires envers nos citoyens encre toute la journée d'hier. Il a réussi a écarter ses poursuivants, mais ses mouvements sont surveillés au jour le jour, avec la plus grande vigilance." Le summum des éclats de rire était atteint quand la police entrait dans les bars, demandant ou était "Tom Collins".
Lorsque les médias comprirent que ce n'était qu'un gag, ils jouèrent le jeu en écrivant des mini articles disant que "Tom Collins" fuyait et avait été repéré à "San Luis Obispo", en Californie ou sur le chemin de l'Arizona, prédisant qu'en marchant ainsi, au printemps prochain il dépasserait le Mexique.
Deux ans plus tard, Jerry Thomas officialise le Cocktail en le publiant dans l'édition du "Bartender’s Guide" de 1876.
La recette connaît un grand succès, même pendant la prohibition où il était fréquent pour certains barmans de lieux clandestin, de se voir demander où était "Tom Collins", afin de se faire servir discrètement le fameux Cocktail.
Juste après la prohibition, en juillet 1936, New York a connu une telle vague de chaleur, que le pont-levis de la "Harlem River" ne s'est pas baissé. Les pompiers on dû intervenir pour arroser le métal du pont afin de le refroidir. Il faisait tellement chaud, que tout le monde consommait des "Tom Collins". A tel point que les prix des citrons ont grimpé de 1.50$ à 2$ en une seule journée. Ce jour là, à New York, le "Tom Collins" devient la boisson officielle de l'été, "La reine des boissons rafraîchissantes".
En 1870, après le succès de son cocktail, il créa le "John Collins" qui était le nom de son grand frère, en remplaçant le gin par du bourbon. (source 1001 cocktails).


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Quelques noms de recettes de la famille des "Collins"
 selon l'eau-de-vie de base
Joe Collins : Vodka - jus de citron - sucre - Soda
Colonel Collins : Bourbon Whiskey  - jus de citron - sucre - Soda
Captain Collins : Whisky canadien - jus de citron - sucre - Soda
Mike Collins : Whiskey irlandais  - jus de citron - sucre - Soda
Sandy Collins : Whisky écossais  - jus de citron - sucre - Soda
Jack Collins : Calvados  - jus de citron - sucre - Soda
Pierre Collins : Cognac  - jus de citron - sucre - Soda
Charly Collins : Kirsch  - jus de citron - sucre - Soda
Pedro Collins : Rhum blanc  - jus de citron - sucre - Soda
Rum Collins : Rhum ambré  - jus de citron - sucre - Soda
Pepito Collins ou Ruben Collins : Tequila  - jus de citron - sucre - Soda

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Informations sur les produits de ce cocktail
JENSEN'S Old Tom Gin 43%  - Gin, Angleterre.
Jensen's Old Tom Gin est un gin plus doux, plus aromatique et avec plus de caractère que les London Dry classiques, et la plupart des gins modernes. Il se prête bien à toutes les recettes de cocktails historiques qui nécessitent un goût plus prononcé et moins sec.
Créé à la suite d'une discussion entre deux grands amateurs de gin - Christian Jensen, un expatrié danois, et un bartender japonais - Jensen's Bermondsey Gin est la reproduction d'un ancien style de gin, basé sur une recette des années 1840.
Jensen's Old Tom Gin est la deuxième création de la marque et le résultat du désir de remonter plus loin encore dans l'histoire de ce spiritueux, et de produire un gin plus riche, plus doux, plus "sucré" que ce qui est généralement connu de nos jours. En faisant ses recherches, Christian Jensen s'est rendu compte que dans l'histoire des "Old Tom", le rajout du sucre n'était pas une option, tellement il coutait cher à l’époque.
La douceur de Jensen's Old Tom Gin tient donc exclusivement au fait qu'il contient une quantité de botaniques (herbes et racines) beaucoup plus important.


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ANGOSTURA (L’histoire d'Angostura Bitters)   
La légende commence avec Johann Gottlieb Benjamin Siegert.
Natif d’Allemagne, Johann Siegert, docteur en médecine, quitta son pays natal en 1820, attiré par le parfum de l’aventure. Il partit pour le Venezuela, pour se joindre à Simon Bolivar dans sa lutte contre le trône espagnol. Bolivar le nomma alors au grade de Chirurgien général à l’hôpital militaire de la ville d’Angostura.commence avec Johann Gottlieb Benjamin Siegert.

Siegert était avant tout un scientifique. Un scientifique doté d’un vif esprit d’investigation. Il avait vu bon nombre de soldats se battre non seulement contre l’ennemi, mais aussi contre de terribles fièvres et de violents maux de ventre.

Dès le début, le Dr Siegert était déterminé à fabriquer un remède tiré de la nature, et après 4 ans d’essais, étudiant et analysant les propriétés d’herbes et de plantes tropicales, il créa un mélange unique d’herbes et d’épices qu’il baptisa « Amargo Aromatico » ou Amer aromatique. C’était en 1824.

Le Dr Siegert espérait utiliser l’Amer pour soulager ses patients, son petit cercle familial et ses amis proches, mais l’histoire en décida autrement. De ces modestes origines, une industrie d’envergure internationale était sur le point de naître.

C’était une période de forte activité maritime dans les Caraïbes.
La ville d’Angostura, sur les rives du fleuve Orénoque, était un important centre d’échange.
Des bateaux marchands se pressaient à son port depuis les quatre coins du globe, leurs marins se plaignant souvent du mal de mer. Les habitants d’Angostura leur parlèrent bien vite des propriétés curatives du remède du Dr Siegert.

C’est ainsi que les Amers aromatiques d’Angostura® entamèrent leur voyage à travers le monde. Le Dr Siegert fût tellement sollicité qu’il commença à envisager de produire ses Amers à une échelle industrielle.

En 1830, le Dr Siegert exporta ses Amers aromatiques exceptionnels vers l’Angleterre et vers Trinité. En 1850, il démissionna de ses fonctions dans l’armée vénézuélienne pour se concentrer sur la fabrication de ses Amers, dont la demande avait alors largement dépassé l’offre.
Quand le Dr Siegert mourut en 1870, les Amers aromatiques d’Angostura® avaient atteint une renommée internationale.

Le Dr Siegert avait créé en 1867 la société « Dr J.C.B. Siegert & Hijo », en association avec son fils Carlos. Deux ans après la mort du Dr Siegert, la société fût rebaptisée « Dr J.C.B. Siegert & Hijos », pour inclure le frère cadet Alfredo Siegert.

Carlos, que tout le monde appelait Don Carlos, se rendit compte qu’il avait en sa possession un produit exceptionnel. Bon vivant, habillé avec soin et aux manières irréprochables, Carlos fût un des premiers publicitaires.

Il présenta ses Amers à Londres en 1862. Le produit rencontra un franc succès associé à du gin, une boisson dont il a ainsi brisé le caractère un peu monotone. Les Amers aromatiques d’Angostura® devinrent dès lors l’ingrédient magique à ajouter dans toute concoction exotique.

Carlos présenta son aromate à Paris en 1867 et à Vienne en 1873, puis à Philadelphie en 1876 et en Australie en 1879. Le sceau des Amers aromatique d’Angostura® était parfaitement établi.

L'installation à Trinidad

Le Venezuela n’avait pas atteint la stabilité politique promise par Simon Bolivar. Il y avait des conflits internes, et les dictateurs se suivaient les uns après les autres.
Carlos et Alfredo décidèrent de partir et choisirent l’île de Trinité, toute proche, comme pays d’adoption. Leur frère cadet Luis les rejoignit rapidement à Trinité, et les trois frères remontèrent leur commerce.
Les Amers aromatiques d’Angostura® firent leur fortune.
En 1903 Carlos Siegert mourut, suivi par Luis deux ans plus tard, faisant d’Alfredo l’unique détendeur de la formule secrète des Amers aromatiques d’Angostura®.
En 1904, Alfredo fut nommé fournisseur officiel de la cour du roi de Prusse, et de celle du roi Alphonse XIII d’Espagne en 1907. Il ouvrit le capital de sa société au public et la rebaptisa Angostura Bitters (Dr. J.C.B. Siegert & Sons) Limited. Trois ans plus tard la société était déclarée fournisseur officiel de la cour du roi George V d’Angleterre.
Alfredo perdit beaucoup d’argent en spéculant sur différents projets commerciaux, tant et si bien que la Maison d’Angostura passa aux mains de ses créditeurs.
La société traversa des épreuves difficiles, comme l’offre de rachat d’un distributeur américain et celle d’un homme d’affaire canadien, qui souhaitaient déplacer l’entreprise hors de Trinité.
Leurs efforts furent vains : quelque quarante ans plus tard, la famille Siegert reprenait le contrôle de la société.

La Maison du groupe Angostura

Au début du siècle, la société s’aventura sur le marché du rhum, au départ seulement pour embouteiller la production d’autres distilleries. Après plusieurs années de recherches intensives sur les méthodes de fermentation et de distillation, la société installa en 1945 une distillerie à la pointe de la modernité, devenant ainsi capable de produire du rhum à grande échelle.

A la fin des années soixante, la société avait étendu son réseau de distribution à travers plus de 140 pays, acquérant une stature internationale pour ses rhums de qualités, en plus de ses Amers aromatiques d’Angostura® mondialement connus.
En 1985 Angostura Limited eut la fierté de se voir décerner la prestigieuse Médaille d’Or du Colibri (Humming Bird Gold Medal), prix national qui récompensa sa contribution au secteur industriel de Trinité-et-Tobago.

Le 1er novembre de la même année, la société eut l’honneur de recevoir la reine Elisabeth II, qui visita le site lors de son voyage officiel à Trinité-et-Tobago. Elle dévoila la plaque marquant l’inauguration d’une nouvelle expansion de la distillerie. Cette inauguration était particulièrement importante pour la société, puisque cette dernière est la détentrice d’une Garantie royale de fournisseur attitré de la Reine. Cette garantie royale à fournir les Amers aromatiques d’Angostura® à la cour d’Angleterre est détenue par la société depuis plusieurs règnes. Cette distinction prestigieuse n’est accordée par la monarchie britannique qu’aux entreprises ayant un niveau d’excellence avéré, maintenant des normes de qualité élevées.

Ces dernières années, Angostura a doublé ses capacités de stockage et de distillation à Trinité, avec des volumes moyen de production qui sont passés de 1,3 millions de litres en 1960 à 20 millions de litres en 1998. En ce début de vingt-et-unième siècle, la capacité de rectification a atteint 50 millions de litres. Plus de 95% de la production est exportée à travers le monde.

Le cœur de la Maison d’Angostura est à présent situé sur un complexe de 8 hectares à Trinité, qui inclut des bâtiments administratifs, un musée, une galerie d’art, un auditorium, une boutique, un magasin de vin et spiritueux, une salle de réception et un centre d’accueil pour les visiteurs. En 1997 la compagnie installa une nouvelle ligne de production pour ses sauces, qui étaient jusqu’alors embouteillées aux Etats-Unis.
Les ventes croissantes des Amers aromatiques d’Angostura® ont participé à la définition du goût de la cuisine caribéenne.

Distillés à Trinité, à partir d’une recette inchangée depuis 1824, les Amers aromatiques d’Angostura® sont utilisables de mille et une façons. La formule d’origine est restée la même, une des rares formules dont le secret commercial a su être préservé, une marque internationale qui continue à donner au monde plus de saveur. Lisez son étiquette, qui est parfaite. Elle vous donnera un aperçu du produit, avec de nombreuses suggestions d’utilisation pour des sauces savoureuses, des gâteaux, des légumes, des viandes et aussi pour des cocktails.

Vous trouverez rapidement que les Amers aromatiques d’Angostura® sont indispensables, un subtil mariage d’arôme, qui relève et enrichit vos plats, transformant chaque repas en une expérience inattendue. Une bouteille d’Amers aromatiques d’Angostura® dans la cuisine est l’élément essentiel à tout bon cuisinier des Caraïbes.


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Une liste de cocktails classiques a été dressée en 1983 par l'International Bartenders Association (I.B.A.), qui regroupait à cette époque 29 nations, et a été adoptée par l'Association des Barmen de France (A.B.F.).
Ces recettes de cocktails ont été sélectionnées pour leurs renommées internationales et parmi les plus représentatives dans leurs techniques de préparations. Reconnues officiellement, ces recettes de cocktails dites "classiques" furent codifiées, afin de devenir la base de toutes les préparations des professionnels.
Chaque année, depuis 1952, l'Association des barmen de France organise un concours technique réservé aux jeunes apprentis (Coupe Scott).
Certaines recettes de la liste des cocktails classiques disparaissent presque tous les ans, pour céder la place à d'autres recettes, généralement composées de produits plus actuels, plus "tendance" et qui suivent et parfois devancent parfaitement les goûts du moment.

L'alcool est dangereux pour la santé, sachez le consommer avec modération.


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